Le G.M. russe Pavel TREGUBOV à Marrakech

S’il est un joueur comblé en ce Lundi 7 Mars 2011, c’est bien Ali Sebbar. Fraichement installé à Marrakech, il prend comme il aime à le dire des « distances » avec le temps qui est passé, voudrait l’oublier avec son lot d’injuste, d’incompréhensible, de tragique.

Ali Sebbar est sans doute l’un des plus grands talents échiquéens que le Maroc ait connu, avant qu’il ne soit contraint, pour de simples tracasseries fédérales à cinq années de vaches maigres, d’inactivité officielle, de dépannages.

« Lorsque toutes les portes se sont fermées, l’avenir compromis, seul l’amour du jeu m’a fait tenir » répète-t-il à Pavel.  

Saïd ARIF réalise une interview avec le G.M. Pavel TREGUBOV

Ce qui marque, lorsque l’on rencontre Ali, qu’on le fréquente, c’est cette rare constance, cette indéniable foi en des valeurs auxquelles il fut prêt à donner cinq ans de sa vie. Intransigeante rigidité ou conviction non négociable, je laisse à chacun le soin de juger sur le temps.

Ali est incontestablement le modèle que nous recherchions, celui auquel ces enfants désormais nombreux à s’initier aux échecs devraient aveuglément s’identifier. 200.000 échiquiers et si peu de héros, nous ne pouvions que lui offrir ce qui se fait sans doute de mieux aujourd’hui : un entraineur avisé, respecté et … sans fioriture.

Pavel découvre l’échiquier d’initiation « Made in Morocco » pour 200.000 enfants.

Pavel Tregubov, vous connaissez ? Honnêtement, je ne remercierai jamais assez Jean-Claude Moingt, l’archi-dynamique Président de la Fédération Française des Echecs, de me l’avoir conseillé puis présenté. Je ne voudrais pas préjuger du futur mais les bases sur lesquelles nous avons entamé nos relations sont simplement idéales.

Pavel (à droite) est aussi un redoutable tennisman et au Ping-Pong, il nous a simplement … surpris ! 

Pavel a vécu très jeune quelques mois en Syrie lorsque son père y officiait. Ce petit détail, s’il a pris soin de le raconter, est tout sauf anodin. Pavel n’est pas sensible au « kitch »… Comprenne qui voudra !  

Ali apprécie quant à lui tout à fait ce tempérament « droit au but » et c’est bien là l’essentiel. Les cours n’en seront que plus efficaces si les « styles»  convergent.

Baba Ali, maintenant la balle est dans ton camp !

Amitiés.  

 

Larbi HOUARI

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